Quelle campagne, mes amis ! Pendant ces quelques jours d’intense tractage, nous avons senti notre ville se retourner… La boîte de Pandore s’est ouverte, le « couvercle» putéolien s’est levé : vous avez été innombrables à nous manifester votre impatience de « mettre un coin », enfin, dans le système politique de notre ville.
Notre campagne s’est faite autour du rassemblement, de la proximité et de la confiance. Nous sommes las, comme vous, de subir des étiquetages politiques (quels qu’ils soient) détachés des réalités locales et quotidiennes. Nous avons mis en avant les valeurs qui nous unissent tous : l'honnêteté, la simplicité, la transparence - et des idées basées sur la défense de l'intérêt général.
Partout dans les Hauts-de-Seine, ces valeurs-là ont triomphé sur les partis : à Neuilly, à Levallois-Perret, à Courbevoie… toutes étiquettes confondues. Nous sommes fiers de l’exigence de vérité dont les nouvelles générations qui viennent de monter à notre assemblée départementale témoignent.
Nous aurions voulu réussir aussi à Puteaux. Les mauvaises habitudes d’une ville tenue depuis 42 ans par un clientélisme fondé sur la famille, le clan, la peur et la désinformation ont triomphé encore une fois. D’une poignée de voix…
C’est pourtant une victoire à la Pyrrhus pour la famille Ceccaldi-Franchi : obligée par notre mobilisation à faire campagne, elle a montré son vrai visage dans une multiplication d’incidents, plaintes, procédures, utilisation massive d’agents communaux… Au point que la Préfecture a mis ce week-end les élections sous surveillance.
C’est une victoire à la Pyrrhus aussi pour la démocratie : il suffit de jeter un coup d’œil sur la vidéo du soir des élections pour voir quel candidat la ville la plus riche de France a élu au département : un pitoyable jeune homme dont la partialité du discours – si l’on peut appeler cela un discours – et dont la dépendance à la mère de Maire serait risible si elle n’était pas navrante.
Il reste à l’Assemblée départementale à l’accueillir. On lui souhaite bon courage. Notre avenir sera bien défendu. Il rejoint l’autre « fils de… », Jean Sarkozy, qui n’aura sans doute aucun mal à prendre l’ascendant sur un élu en mal de mentor.
C’est enfin très certainement la dernière victoire de la « famille ». De scrutin en scrutin, l’effilochage du clientélisme s’accélère. Avec quoi désormais Joëlle Ceccaldi-Raynaud pourra-t-elle arriver à convaincre de son excellence ?
De notre côté, nous continuons, avec des équipes renouvelées, représentant la nouvelle diversité de Puteaux, à travailler des dossiers qu’il faudra bien finir par ouvrir.
J’adresse à Maryse Chavrier et quelques autres et femmes de bonne volonté de l’équipe municipale toute ma sympathie : engagées par d’autres dans des combats de mauvaise qualité, elles sont condamnées à « supporter » une Maire qui les conduit tout droit dans le mur. Elles auraient mérité mieux ; mais c’est à cela que sert la liberté de conscience.
Sylvie Cancelloni
Conseillère municipale de Puteaux
Les commentaires récents