Dans l'histoire culturelle occidentale, les Vanités tiennent une place particulière. Qu'est-ce qu'une Vanité ? Ce tableau, attribué à Philippe de Champaigne, nous en livre l’essentiel : la nature est belle (la tulipe), mais souviens-toi que tu es mortel, et que passe le temps (le sablier).
La liste immense, sans fin, des dépenses somptuaires de Puteaux, au motif de rendre la vie « jolie » et d’assouvir sans discernement l’appétit de l’ »immédiat » fait un écho particulier à l’ironique critique que sont les Vanités.
Après quoi court Puteaux, dans cette frénésie dépensière qui consomme toute l’énergie de notre dirigeante et de ses équipes ? Dans quelle état-gère-t-elle ? Que construit-on, hormis des chimères ? Quel héritage laisserons-nous ?
700.000 euros de spectacles par an, sans compter le feux d’artifice (50.000), les Puteaux Plage et Neige (600.000), les réceptions, la fête des guinguettes à la Falaise, les cérémonies slamées, chantées ou mises en scène, la fête de la musique, les nuits blanches, les Planches et le 14 Juillet, le jardin des Camélias et autres désastres artistiques, les petits trains (150.000 pièce), la subvention à Musicarte (60.000), le budget en champagne, les caprices du Maire (on ouvre, on ferme, on change la couleur, on démolit ce qui vient d’être fait…), les illuminations de Noël (1 million)... Dieu sait combien j’en passe ! Je le confesse : je suis incapable d’en faire une évaluation globale. Elle échappe à tout chiffrage, elle s’infiltre dans tous les comptes, elle dépasse l’entendement et la mesure. Elle est proprement effarante et pas loin de donner le vertige à des âmes pourtant trempées…
Plus d’1 million d’euros d’achats de végétaux. Presque 2 millions et demi pour l’entretien des espaces verts. 78.000 Euros pour la mise en lumière du jardin des Vignes, 700.000 pour la création de celui des Camélias et de ses délirantes statues romaines.
L’exposition sur Obama, qui consistait à reproduire les photos des pages magazines : 20.000 euros. 60.000 euros pour l’exposition « Or des Incas », présentée cet hiver à Paris. 7.000 pour les danseuses brésiliennes, dégoulinantes de sueur, le jour de la fête des associations. 45.000 euros de matériel pour le carnaval des enfants. 13.000 pour des carnets d’adresse à l’effigie de Puteaux.. Vous en voulez vraiment encore ? Je ne vous livre là que les chiffres des deux derniers conseils municipaux !
67.000 Euros de frais de procédures, procès, recours pour la seule période de décembre à juin (je n’ai pas eu le courage d’aller plus loin) ! Le dossier Christophe GREBERT, vous l’imaginez bien, occupe une place de choix dans ce dispositif. Il faut bien « contenir » ce dangereux activiste…
4.000 euros pour l’acquisition d’une toile (extrêmement vilaine) du frère de Roberto Alagna. 15.000 pour l’achat de mosaïques au centre médico-social. 50.000 euros pour l’achat d’une fontaine du 21ème siècle ( !), d’un kiosque « alliant les styles Louis XVI et Napoléon III » ( ?) et un encadrement de porte du 19ème. 33.000 euros d’achats de toiles en juin. Le Maire nous précise que c’est pour doter son futur musée des Beaux Arts de Puteaux…
Je vous sens fatigué… J’aurais pourtant pu continuer ! Allez, et que cela ne gâche pas vos vacances.
Sylvie Cancelloni
Conseillère municipale Modem Puteaux
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