Pas de grandes pompes dans la mise en scène de l’exécution publique de M. Chavrier : c’est d’un pas lourd et plein de non-dits que sont entrés les conseillers de la majorité, en évitant soigneusement le regard de leur future-ex collègue. Le maire a nerveusement refusé de justifier la raison du limogeage de son adjointe, renforçant l’impression d’hostilité personnelle incontrôlable à l’encontre de Jean-Christophe Fromantin, déjà manifestée à de nombreuses reprises : peur, sentiment d’infériorité, déception ? Il y a quelque chose de puéril dans cet affrontement irrationnel perdu d’avance...
Maryse Chavrier a prononcé dans un silence de mort un discours digne et retenu, conclu par un remerciement joyeux au maire : celui de lui avoir rendu sa liberté qu’elle mettra désormais au service de l’avenir de Puteaux.
J’ai voulu moi-même prendre la parole pour appeler les élus de la majorité :
- à ne pas se laisser prendre en otage dans ce qui n’est qu’une querelle privée de personnes,
- à prendre conscience de l’isolement dangereux dans lequel Puteaux se précipite,
- à s’inquiéter plutôt de l’accélération des crises internes de la ville : le turn-over des directeurs généraux qui claquent la porte les uns après les autres ; la succession de départs des cadres administratifs et la difficulté d’en recruter de nouveaux tant la réputation de la ville est mauvaise ; le rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion humaine et financière de Puteaux ; l’arbitraire et le caractère changeant des décisions du maire ; son manque de respect des personnes, à commencer pour les élus…
Je n’ai pu toutefois intervenir, malgré ma résistance forcenée, en raison de l’obstruction sonore, tout à fait illégale, que le Maire et ses conseillers m’ont opposés.
Qu'importe… J’observe que l’incroyable décision de ce limogeage déclenche une crise de légitimité sans précédent à Puteaux. En congédiant M. Chavrier, le maire de Puteaux ouvre la boite de Pandore : elle perd sa meilleure ambassadrice et l’une des rares femmes de tête de sa majorité, estimée et connue des Putéoliens. Je sais déjà que, dans l’opposition, nous saurons sans difficultés la mettre en valeur, préfigurant ainsi le grand rassemblement qui mettra fin à un système qui a construit lui-même sa défaite…
Restons modérés dans l'éloge à Mme Chavrier.
Les personnels qui dépendaient d'elle ont soufferts. Elle a été des années durant la voix de son maître aux ordres de cette clique qui nous insupporte.
Rédigé par : ja | jeudi 29 novembre 2012 à 19h42