La circonscription de Neuilly/Puteaux sera l’objet de joutes intenses pour les législatives à venir car les candidats commencent à s’afficher. Parmi eux, le couple Ceccaldi/Franchi, tellement indissociable dans l’action et la communication qu’on finirait par croire qu’ils sont mari et femme… si l’on ne savait pas déjà qu’ils sont fils et mère. La Maire l’inscrit dans tous les programmes, le met en avant dans toutes les réunions, le cite dans chaque propagande, le pousse sous tous les projecteurs. Partout où elle est, l’autre sourit sur la photo. Aujourd’hui, un suspens s’insinue : qui des 2 sera le candidat officiel ? Osera-t-elle exposer le fils jusque là ? Sera-t-elle elle-même candidate ? Au risque de perdre dans tous les cas de figure ?
Ce qui est sûr, en tous les cas, c’est que l’un des deux y va. L’édito de PUTEAUX INFOS ne laisse pas place à l’équivoque, où il est précisé, en résumé rapide, qu’en prévision des prochaines élections et par respect du code électoral, la communication des futurs candidats est suspendue.
Pas complètement quand même…
- Malgré une modestie nouvelle tout à fait méritoire, PUTEAUX INFOS ne peut s’empêcher de publier quelques unes de leurs photos du mois. On y voit notamment la Maire dans une cérémonie assez cocasse de récompense des bacheliers (déjà récompensés par leur diplôme, faut-il le rappeler) chapeautés de toges universitaires à l’américaine ! Vive l’Amérique donc à Puteaux, qui a un art unique et incomparable de convertir chaque cérémonie en fête costumée ou en caverne d’Ali Baba. Champagne, please !
- Poussez la curiosité jusqu’à aller en page 69. Vous y découvrirez… l’envers de l’édito. Le Maire ne dit rien, mais elle ne peut s’empêcher de parler en se saisissant de la Tribune de sa majorité pour évoquer… sa « vie privée » (!), pour « rétablir la vérité » en exposant une « affaire » (sic) dont elle est victime du fait de « mini-groupuscules de l’opposition » qui relaie l’information qui a trait à son « compte à l’étranger » antérieur à sa fonction de Maire… Le Code électoral permettrait-il donc l’évocation d’ »affaire » (et pas n’importe laquelle : celle visée par le discours du Président de la République avant-hier sur les paradis fiscaux) « privée » sur un journal (très « commercial ») financé par la ville ? Tiens, tiens…
- Me rendant avec Christophe Grébert à la réception des nouveaux-venus à Puteaux, accueillant près de 500 personnes, je découvre une Chasse aux Trésors : mise en scène soignée de chaque action municipale, avalanches de cadeaux à thème, tirages au sort, documents les plus variés, préfacés par la Maire ou le fils, transformés en éloge… Un citoyen ordinaire y est transformé en consommateur en quelques instants! Au milieu de tout cela, un bilan de mi mandat (daté de Mai 2011 parce qu’à Puteaux, on connait le droit)généreusement distribué à l’entrée. Tiens, tiens…
A Puteaux, notre famille dirigeante n’a peur de rien. Ni du ridicule, ni de sa mauvaise réputation, ni des obstacles qui se lèvent contre eux. Pas plus que du Code électoral. Contre vents et marées, elle continue à faire ce qu’elle sait faire : gaspiller l’argent et avilir l’homme. Aveugle, elle poursuit la chimère que chaque homme est corruptible. Sans comprendre que sa fin n’est qu’une question de jours…
Extraits du Code électoral sur les questions de propagande :
« Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d'une élection et jusqu'à la date du tour de scrutin où celle-ci est acquise, l'utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite.
A compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin. Sans préjudice des dispositions du présent chapitre, cette interdiction ne s'applique pas à la présentation, par un candidat ou pour son compte, dans le cadre de l'organisation de sa campagne, du bilan de la gestion des mandats qu'il détient ou qu'il a détenus. Les dépenses afférentes sont soumises aux dispositions relatives au financement et au plafonnement des dépenses électorales contenues au chapitre V bis du présent titre. »
Il va y en avoir, de la réintégration de dépenses dans les comptes de campagne !
(photo : Joëlle Ceccaldi et son fils Vincent Franchi lors de la réception des nouveaux putéoliens, Flickr)
Votre article est très intéressant, et pose évidemment les bonnes questions. Notamment celles de la violation des règles du code électoral, et du dévoiement permanent, depuis tant d'années, de l'espace dédié aux tribunes des groupes de conseillers municipaux.
Je parle de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales qui impose aux communes de 3 500 habitants et plus, de réserver dans leurs bulletins d'information un espace à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale.
Pour information, si les interprétations de ce texte divergent parmi les juridictions administratives,le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent sur les Hauts-de-Seine,considère que par espace réservé à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité, il faut entendre espace réservé exclusivement à ceux-ci (TA Cergy-Pontoise 22 décembre 2005, Quinzaine jur. n° 323 du 24 juill. 2006).
La situation est d'autant plus choquante dans "Puteaux Infos" que la place prise par l'expression de la majorité équivaut à la totalité de celle de toutes les autres réunies, et que des conseillers élus sur une liste, mais devenus indépendants en cours de mandature, s'arrogent le droit de disposer d'un espace (droit qu'ils n'ont pas, à mon avis, et selon la jurisprudence du TA de Cergy-Pontoise...), amenuisant d'autant l'espace des autres groupes (mais jamais, bien entendu, celui, toujours égal, de la majorité).
Que dire, par ailleurs, de la dernière tribune de la majorité, manifestement contraire au règles du code électoral (ne parlons même pas du fond !)
Conclusion de tout ceci : Qu'attendez-vous, conseillers d'opposition, pour faire respecter vos droits ?
Rédigé par : Alexandre | mardi 08 novembre 2011 à 00h50
Merci Alexandre .
Peut-on se rencontrer?
06 43 20 29 75
Sylvie
Rédigé par : Sylvie Cancelloni | mardi 08 novembre 2011 à 16h21
Bonjour Alexandre
Je reviens vers vous. Jusquà présent, la jurisprudence ne nous était pas favorable. Je pense que nous reprenons ce dossier prochainement. Auparavant, jaimerais discuter un instant avec vous des arguments que vous avancez.
Cordialement
Sylvie
Rédigé par : Sylvie Cancelloni | samedi 12 novembre 2011 à 18h00