Après avoir fait le tour du monde, les reliques de Sainte Thérèse font étape, la semaine du 25 Mai au 1er Juin, à l’œuvre du Sacré Cœur à Puteaux, au lieu dit « Le Navire », 18 rue des Pavillons.
Partout où elles passent, ces reliques sont accueillies dans la liesse populaire, la ferveur et la joie : le Liban, l’Amérique latine, l’Asie ont célébré leur passage à grands renforts de manifestations, témoignant de la vitalité d’une petite sainte « toute simple » qui, sans jamais sortir de son couvent et morte à 24 ans, a su rendre à la dimension missionnaire de l’Eglise chrétienne toutes ses lettres de noblesse.
Visage lumineux de tous les « oubliés de la terre », Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus rappelle la dignité unique et irremplaçable de chaque vie, aussi modeste et anonyme soit-elle. Elle exprime de façon très moderne la capacité de la foi chrétienne à proposer une œuvre d’humanisation dans un monde qui, plus que jamais, a besoin de savoir « au nom de quoi » il agit et se construit.
Dans un pays comme le nôtre, encore marqué par l’âpreté du débat sur la laïcité, le grand retour décomplexé des « cathos » s’annonce depuis peu. Déjà, de nombreux pays développés ont dépassé le débat entre foi et modernité et ouvert l’espace public à la fécondité mutuelle. Des têtes d’affiche français n’hésitent plus à se dire catholiques et fiers de l’être : Thierry Ardisson (présentateur TV), Olivier Py (directeur Odéon), Harry Roselmack (journaliste), Lilian Thuram (footballeur), Jean Marie Bigard (humoriste), Denis Tillinac (écrivain) , Stéphanie Janicot (écrivain), Jean Claude Guillebaud (éditeur), Max Gallo (écrivain), Ernest Antoine Sellière (ex Président du Medef)… La politique elle-même n’est plus en reste : Edouard Balladur hier, aujourd’hui François Villeroy de Galhau, Emmanuelle Mignon et Nicolas Sarkozy lui-même ont bien compris tout ce que la République peut gagner du retour à un débat apaisé avec les grandes religions…
Au programme de la semaine d’accueil de Sainte Thérèse
Dimanche 25 Mai à 18 H :
Accueil des reliques, Vêpres et Procession de la Fête Dieu avec le reliquaire
Mercredi 28 Mai :
Journée et veillée d’adoration avec le Père Jean Yves Jaffré à 20H30
Vendredi 30 Mai :
Solemnité du Sacré Cœur
Samedi 31 Mai :
Fête de la Visitation – Messe à 18H30 suivie à 20H30 d’une soirée « pétales de roses » avec la Communauté des Béatitudes
Dimanche 1er Juin :
Messe dominicale à 10H et départ des reliques
Œuvre du Sacré Cœur – 18 rue des Pavillons - Puteaux
Bonsoir,
Merci pour ce billet qui a le mérite d’orienter notre attention sur des sujets différents et au moins tout aussi important voire plus (vous en conviendrez !) de ceux habituellement traités dans le journal de Puteaux infos. Il est d’ailleurs étonnant que ce journal local ne parle absolument pas de cet événement, l'aurais-je mal lu ? Il le fera peut-être avec du retard, qui sait ?
Pour ma part, il est dommage que la plupart des hommes et des femmes d’aujourd’hui, politiciens ou pas, connus ou inconnus ne conçoivent bien souvent la religion que comme une forme magicomoralosentimentale un peu à l’américaine, sans aucune profondeur d’âme, sans aucune dimension spirituelle et du coup sans aucune ouverture d’esprit.
Quant aux débats de société et aux sujets que peuvent aborder les politiciens avec les grandes religions, pour ma part, ils resteront toujours limités. La religion et les partis politiques ne peuvent pas dialoguer ou échanger sur tous les sujets. Le discours est limité par le fait que la religion ne se situe pas sur le même plan que la politique. Si la religion peut apporter quelque chose aux politiciens, à l’inverse les grands partis politiques ne peuvent rien apporter à l’église. Pour un catholique, le seul véritable débat ne peut exister pleinement qu’avec une autre tradition ou religion. Ce qui induit la tolérance.
Le mystère de St. Thérèse de Lisieux est époustouflant. Nous touchons là à une pure merveille. Dans cette vie si courte et si dense, son ignorance apparente n’a d’égale que sa Connaissance de l’Ineffable. Sa voie, c’est la voie de l’Amour. Un Amour absolu, difficile à concevoir car il n'est pas plus du domaine de l'expérience que du domaine de la raison, et c’est cet Amour qui l’a conduit à être celle qu’elle est devenue.
De nouveau merci pour votre billet !
Cordialement
Antoine
Rédigé par: Antoine | lundi 26 mai 2008 à 23h30
Je profite de cet événement catholique pour signaler une chose curieuse pour Puteaux, ville de 44 000 habitants : Les églises sont désespérément fermées. Seul un petit oratoire est disponible au public. Elles s'ouvrent juste pour les messes ou pour les baptèmes, mariages, etc...Il parait qu'elles sont fermées pour éviter les dégradations....Si on devait fermer tous les lieux publics à cause des dégradations, plus aucune administration, magasin, etc...ne seraient ouverts!Il est vrai que dans certaines petites villes de banlieue, ils préfèrent fermer leur église et laisser un oratoire ouvert, mais Puteaux est une ville moyenne, et dans toutes les villes moyennes, au moins une des églises est ouverte. Et des lieux de cultes d'autres confessions sont ouverts en permanence, comme la mosquée de Puteaux. Les églises Putéoliennes sont belles mais elles sont comme des trésors inaccessibles au commun des mortels. Par contre, il est demandé de l'argent pour entretenir ces églises, dont l'entretien coute cher visiblement à la Paroisse, mais pour quelle finalité? Ouvrir l'église une fois par semaine pour la messe ? Cela fait cher la messe!Quand je vois la magnificence de l'intérieur de l'église Sainte-Mathilde, c'est du gachis de ne pas en faire profiter le plus grand nombre. Les églises de Puteaux n'ont pas de vie : Ce sont des musées. D'ailleurs on passe devant avec indifference : pourquoi s'intéresser à quelque chose de fermé? Certaines personnes se plaignent en privé qu'elles soient fermées,l'ouverture d'au moins une des églises satisferait tout le monde : Les croyants (pratiquants ou non), les curieux, et tous ceux qui veulent se recueillir ou souffler 5 mns dans ces belles églises que Puteaux à la chance d'avoir.
Rédigé par: Audrey | dimanche 01 juin 2008 à 08h30