Elue le dimanche 16 mars 2008 sur la liste "Puteaux Ensemble", Sylvie Cancelloni, du Modem de Puteaux, va tenir son blog afin de rendre compte de son travail de conseillère municipale.
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Voici les sites qui parlent de Sylvie Cancelloni ouvre son blog d'élue municipale de Puteaux :
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Bonsoir,
Je pense que la communication sur internet par rapport à la politique putéolienne va prendre une ampleur inégalée. Voilà qui est réjouissant.
Mais comme tout le monde ne va pas lire tous ces blogs, je m'interroge sur les règles pour la tribune dans le bulletin municipal. Va t-il y avoir 4 tribunes (une par liste) ? Quel va être la taille de la tribune ? Une demi-page comme maintenant ?
Rédigé par: Bruno Jargot | vendredi 21 mars 2008 à 23h34
Bonsoir,
J'ai lu votre proposition. C'est un beau projet, il est difficile d'y ajouter un commentaire si ce n’est que j’y adhère pleinement.
Malgré tout, actualité oblige, je vais un peu m’attarder sur la ville de Kati. Aujourd’hui la crise alimentaire nous incite à porter notre regard sur l’Afrique.
« Des émeutes sanglantes ont frappés plusieurs pays en voie de développement. La FAO estime que 37 pays ont un besoin urgent d’aide alimentaire ». « Selon la FAO, une distribution massive de fertilisants et de semences s’impose pour encourager la production alimentaire locale, seule solution durable ». Avons-nous des nouvelles de Kati ? Les émeutes ont-elles touché le Mali ? Si la situation persiste, ce qui paraît inévitable vu le contexte mondial actuel, il serait peut-être bon d’avoir des nouvelles de la ville avec laquelle nous avons tissé des liens d’amitié !
D’autre part, à titre d’information, voici ce que j’ai trouvé dans Wikipédia au sujet de Kati :
« …Feu Sambala Dialo, Maire de Kati de 1979 à 1982, Conseiller communal Kati de 1992 à 1997, Président de la délégation spéciale de Kati en 1997 – 1998 et Maire de Kati de 1998 à 2003 a signé avec la Ville de Saint-Sébastien-sur-Loire (France) un pacte d’amitié et de coopération le 28 novembre 1997. »
Il semblerait donc que Mr Sambala Dialo, (décédé en septembre 1997 et à qui la ville de Saint Sébastien sur Loire a octroyé à titre posthume la médaille de citoyen d’honneur de la ville) ait jugé bon de tisser d’autres liens avec une ville française en 1997…à ce propos vous trouverez sur ce site http://www.saintsebastien.fr/spip.php?page=recherche&recherchetxt=rechercher&recherche=Kati les actions précises qu’une petite ville de 23 000 habitants (Saint Sébastien sur Loire, une ville bien moins riche que Puteaux) a menées lors de l’année 2007. Par manque de précisions de notre mairie, il est impossible de comparer l’action qu’a menée cette petite ville de 23000 habitants avec l'action qu'a menée notre belle ville de Puteaux. Comme l’a signalé Mme Sylvie Cancelloni, en matière de jumelage, notre site ne parle pas assez précisément de nos actions passées et futures.
Toujours est-il que cette ville de Saint Sébastien sur Loire a obtenu le 13 décembre 2007 « la Plaquette de l’Europe des mains de Johanna Shicker, membre honoraire de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe. Cette distinction récompense le travail fait par cette ville pour la mise en œuvre de relations fortes et pérennes sur le plan international. Une distinction de plus s’ajoutant, au niveau international, au titre décerné par l’UNICEF… ».
Avec tout ça on a du grain à moudre. Serait-il possible d’envisager une collaboration avec cette ville de Saint Sébastien sur Loire afin d’élaborer ensemble et dans la concertation une politique intelligente d’entraide envers cette ville de Kati, permettant aussi d’éviter de faire les mêmes cadeaux de Noël ?
Cordialement
Rédigé par: Antoine | mardi 15 avril 2008 à 00h56
Merci, Antoine, de ce commentaire intéressant. Joint à celui de F. Chevalier, nous voyons bien se dessiner des pistes de travail fort innovantes en matière de jumelage. Nous ne manquerons pas de suivre et d'évoquer à nouveau ce dossier.
Sylvie C
Rédigé par: CANCELLONI | mercredi 16 avril 2008 à 10h31
Il est vrai que le jumelage aujourd'hui ne remplit plus les mêmes fonctions que dans les années 50. De la construction de l'Europe et du maintien de la paix par le scellement d'alliances locales, nous sommes passés à une conception humaniste et à une tentative d'apprivoiser la mondialisation. D'où cette envie intéressante de réactiver le concept un peu désuet du jumelage.
Mais le risque de ces bonnes intentions serait en effet de développer une vision post-coloniale-positive pour les jumelages avec les villes du Sud, tandis que nous réserverions les échanges culturels et les petits fours aux villes occidentales. Un jumelage à deux vitesses en somme : l'échange culturel d'égal à égal (de jumeau à jumeau) pour les uns, la coopération et le co-développement pour nos frères "moins avancés."
Il ne suffit pas que le Mali nous ait donné Amadou Hampaté Bâ, Souleymane Cissé ou Chris Seydou. Je suis sûre que ces noms vous disent quelque chose. Alors pourquoi n'associons-nous pas ce pays à la littérature, au cinéma ou à la haute couture ? Pourquoi la coopération avec Kati est-elle immédiatement associée à l'idée généreuse d'aller y creuser un puits ? (Nous avons des stations de pompage hydrauliques, vous avez des puits.) A toujours véhiculer cette thématique de l'Afrique incapable de développer ses propres solutions sans nous (vous avez beaucoup de main d'oeuvre, nous avons beaucoup d'intelligence), nous portons une part de responsabilité dans ce statu quo.
Le premier problème de Kati, du Mali ou de l'Afrique, c'est le nôtre, ce n'est pas un mystère. Nous pouvons nous permettre de fixer des prix du coton au plus bas, il nous suffit de subventionner les agriculteurs états-uniens. Ce n'est pas de la "concurrence libre et non faussée", quel libéral viendra me contredire ? Après cela, il nous suffira de tendre la main à nos peuples amis.
Voilà pourquoi, en matière de co-développement, et en attendant que Puteaux soit consulté pour réformer les règles du commerce mondial, nous pourrions plutôt nous pencher localement sur le micro-crédit, qui est efficace pour sortir de la dépendance à l'exportation, sur l'émancipation des femmes maliennes -par les femmes maliennes-, sur les travaux de "la première cité consensuelle des droits humains du Mali" (c'est ainsi que Wikipédia présente Kati.) Après ça, il n'y aura plus rien à expliquer sur la réfection de l'obélisque.
En prime, nous en avons plein nos banlieues des jeunes qui ont vécu de près les problèmes de l'Afrique. Est-ce qu'on ne peut pas les écouter, les considérer de temps en temps comme une partie de la solution, et pas seulement comme le problème (mais là, je sens que je vais un peu loin.)
Voilà pourquoi, s'il ne paraît de toutes façons pas pertinent de remplacer l'échange culturel d'égal à égal par le co-développement, il est nécessaire de conduire les deux politiques de manière éclairée.
Rédigé par: Miss Marple | samedi 03 mai 2008 à 18h55