samedi 19 avril 2008

Première réunion du Centre communal d'action sociale de Puteaux

PhotoComme partout en France, le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) est un établissement public qui a pour mission de mettre en œuvre la politique sociale délibérée par le Conseil Municipal de Puteaux. Au cours de mon mandat, j’aurais donc à cœur de prendre avec vous la mesure et l’ambition de la politique sociale de notre ville et d’identifier si elle répond à ses besoins et à ses enjeux.

Les grandes lignes de la réunion du 9 Avril

Pour sa première réunion, le CCAS s’est d’abord doté d’un nouveau Conseil d’administration : 4 élus, dont moi-même comme seul membre de l’opposition, et 4 représentants d’associations : l’UDAF (Union départementale des Associations Familiales), l’ADEP (Association d’Entraide des Polios et Handicapés), l’Age d’Or (association putéolienne d’entraide et de solidarité) et l’association des Equipes Saint Vincent. Belle diversité, sur laquelle j’observerais cependant que la représentante de l’ADEP, tout à fait qualifiée au demeurant, est une proche collaboratrice du Maire de Puteaux, et que les deux dernières associations me semblent –sous réserve de confirmation – dépendre pour la quasi-totalité de leurs ressources, des subventions municipales. Belle diversité donc, mais une capacité d’autonomie et d’expression d’indépendance qu’il nous faudra évaluer dans le temps…

La plus grande partie de l’ordre du jour tourne sur les questions classiques d’aide sociale : secours, portage à domicile pour personnes isolées ou en difficulté, montant des bons d’alimentation, cadeau aux personnes âgées… D’une manière générale, la ville fait de louables efforts pour répondre aux situations d’urgence, en particulier là où aucune forme de solidarité ultime n’existe .

Les secours d’urgence correspondent aux aides de dernier recours : une enveloppe maximale de 800E/demandeur/an est adoptée. Je relève toutefois que s’il y a enquête sociale préalable, les raisons du secours ne sont pas évoquées sur le compte rendu et qu’il est fort souvent réglé en espèces… La conformité de l’usage de l’aide avec son objet est donc délicate à évaluer… Mais difficile de voter contre l’aide à son prochain pour des questions de forme ! Les bons alimentaires pour des personnes en difficulté sont, quant à eux, revalorisés, passant de 20 à 50E : une bonne décision quand on sait ce qu’on peut acheter avec 20E !

Les portages à domicile : la ville évoque l’augmentation préoccupante des demandes et son souci de répondre au plus près aux besoins, insistant sur le fait que pour beaucoup de ces personnes, le livreur de repas est bien souvent la seule visite de la journée. Compte-tenu de l’envolée des besoins de financement pour cette action et de la dimension de relations humaines qu’elle impose, je pose la question du recours aux sociétés de « services de proximité » : peut-on réfléchir à un cahier des charges et examiner qui, de la collectivité locale ou de l’entreprise extérieure, serait à même de le réaliser dans les conditions optimales ? L’idée est acceptée d’y réfléchir tranquillement.

Le cadeau aux personnes âgées, suspendu cette année en raison de la campagne électorale, est évoqué. J’exprime pour ma part ma préférence à des bons d’achat chez les commerçants de Puteaux. Mais le cadeau est une « institution », les personnes âgées sont attachées à un « objet », l’habitude est prise de longue date,ect… Sous réserve d’un inventaire plus complet de la légitimité, du principe et de la forme de ce cadeau, je m’incline de bonne grâce devant le choix proposé.

Mon commentaire

La ville de Puteaux a doté son CCAS d’un véritable trésor de guerre : 4.000.000 euros , destiné à financer des actions en faveur des personnes âgées, des personnes handicapées, des personnes en difficulté, de la famille et de la petite enfance.
Avec un tel niveau de ressources, il me parait essentiel de réfléchir à la différence entre l’« aide sociale » telle que nous pratiquons et une « politique sociale » telle que nous pourrions la développer.
Car lutter contre les précarités évoquées et les corriger est bien sûr fondamental. Mais il tout aussi essentiel d’assortir l’aide d’urgence d’autres dispositifs qui, à plus long terme, favorisent l’autonomie des personnes et la recherche de solutions par l’accompagnement plutôt que par le don ponctuel. Des pistes nombreuses existent : nous aurons l’occasion d’y revenir…

L’aide sociale de demain se fera par l’imagination et l’innovation plus que par la reconduction de « recettes » qui soignent, tant bien que mal, le symptôme plus que la cause. On voit partout, chez Emmaüs, au Secours Catholique, au CCFD et ailleurs des formes nouvelles de solidarité qui s’appuient sur l’économique et qui nécessitent l’engagement conjoint d’acteurs privés, publics ou citoyens. Il me parait essentiel que Puteaux puisse, dans des projets à choisir, manifester son intérêt et sa capacité à conjuguer de façon renouvelée entraide, responsabilité et long terme.

Dans cette perspective, notre ville doit pouvoir s’appuyer sur les sources de propositions que sont les associations. Une politique sociale ne peut se concevoir qu’en les intégrant. Il ne suffit pas d’en subventionner : il faut se les associer. Ainsi, des répartitions de rôles, des partenariats, des coopérations pourront se concevoir, car rien ne peut se faire tout seul. Il faut, pour que des projets naissent, un dialogue ouvert et des habitudes de rencontre. Là aussi, l’inventaire reste à faire…et les initiatives à susciter !

dimanche 13 avril 2008

Le jumelage à Puteaux : une affaire à suivre

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Le jumelage, c’est d’abord un esprit : née dans l’après-guerre, cette initiative, qui s’inscrit dans l’œuvre de réconciliation de l’Europe, a pour vocation de rapprocher, au plus intime des sociétés, c’est-à-dire à l’échelon local, des cultures qui s’étaient opposées jusque là dans 3 guerres successives. Idée féconde : en créant au plus près des citoyens de l’amitié, des partages, des projets, on enterrait les vieilles querelles et on développait une nouvelle « culture commune ».

C’est au fond ce qu’a réalisé l’Europe : nos grands parents pouvaient-ils imaginer en 1945 que leur petits ou arrière petits fils se promèneraient un jour en Allemagne comme chez eux ? Ou, plus tard, auraient-ils pu concevoir qu'ils circuleraient librement un jour dans une Espagne post Franco, dans un Portugal ou dans une Grèce post-dictatures ?

Tout cela n’est finalement pas si lointain : à peine 50 ans nous séparent de la dernière guerre, à peine 30 ans du premier élargissement européen. Au siècle du progrès, de la raison et de l’essor technologique, n’avons-nous pas subi deux guerres mondiales, 20 Millions de morts en ex URSS, des génocides en quantité ? Sommes-nous si sûrs que cela d’être à l’abri de dérives collectives dans l’avenir ?

C’est au moins l’une des raisons majeures pour lesquelles l’esprit du jumelage, malgré ses limites, doit être entretenu comme un héritage qui continue aujourd’hui à donner du sens à nos sociétés.

Puteaux a mis en œuvre dans son histoire 8 jumelages qui ont plutôt, disons-le, belle allure :

  • 5 d’entre eux ont été contractés avant les années 60 et témoignent bien de ce souci de réconciliation européenne : Offenbach en Allemagne, Esch sur Alzette au Luxembourg, Mödling en Autriche, Zemun en Serbie Monténégro et Velletri en Italie
  • 2 manifestent les liens de fidélité de nos communautés à leur pays d’origine : Braga au Portugal (2001) et Gan Yavné en Israël (1973)
  • le dernier témoigne d’une évolution récente du jumelage en direction de la coopération : Kati au Mali, contracté en 1985

La ville évoque enfin de futurs accords, notamment avec la Chine.

Le jumelage est donc le symbole d’une volonté, d’une fraternité au-delà des frontières et d’une vision plus humaine de la mondialisation. Mais il ne doit pas être qu’un symbole : pour qu’il garde du sens, il faut le sortir du passé, ou du signe, ou de l’image, et lui donner vie. Aligner des jumelages pour une ville est une chose, l’intégrer dans la vie de la cité est tout autre chose.

Dans la commune au pied du plus important centre d’affaires international de la France, il nous faut donc réactiver d’urgence ce potentiel plein de richesses, recourir à l’imagination, et nous engager de façon innovante dans le renouvellement des formes souvent un peu dépassées du jumelage

Au-delà de la création des quelques jardins qui jalonnent l’histoire du jumelage à Puteaux, au-delà de la benne à ordures léguée à Kati (et dont je précise que c’est une excellente initiative), je proposerais plusieurs pistes de travail pour Puteaux :

- donner une réalité concrète aux objectifs de « rencontres interculturelles et intersportives » qui n’ont jusque là existé que de manière sporadique et limitée : échanges de classe et classes jumelées, joutes sportives, développement optionnel de certaines langues à l’école primaire et au collège, compétitions culturelles entre classes jumelées, découverte des géographies et des économies respectives, fête annuelle des cultures… Toute une série de temps publics et d’expériences locales qui viendront renforcer la conscience des Putéoliens d’appartenir à une communauté plus vaste que la leur… et de leur donner goût de l’explorer.

- développer une offre de voyages de loisirs tournée aussi sur les villes jumelées et leur pays d’origine : séjours linguistiques, visite du pays avec arrêt dans la ville… et la proposer à toutes les catégories de la population : jeunes, seniors, communautés…

- articuler la coopération pour les villes jumelées « pauvres » avec les associations locales et l’action en direction des jeunes. Des communes, ici et là en France, envoient des jeunes en rupture de projet personnel pour de micro projets d’aide aux villes jumelées de pays en voie de développement. Une telle expérience, bien encadrée, permet souvent à ces jeunes de rencontrer d’autres réalités, de tester des capacités non identifiées jusque là… et de rebondir à leur retour. Quant, pendant trois mois, on aide à creuser un puits dans un village isolé, qu’on a apporté avec soi la pompe pour l’actionner et qu’on en mesure le bénéfice immédiat, nul doute qu’on ne revient pas le même…

- faire vivre le jumelage sur le site de Puteaux : l’étonnante discrétion du site municipal témoigne de l’effort qui reste à faire ! Consciente de ce déficit, le Maire nous promet de lui donner rapidement consistance et matière. Voyons donc…

Puteaux Ensemble, au cours de son mandat,  suivra donc avec un intérêt tout particulier le développement de toute initiative municipale permettant de passer du discours à l’acte, du symbole à sa réalisation, de l’incantation culturelle à sa manifestation concrète. Il y a là un bel enjeu de culture : à nous de déployer nos talents… Affaire à suivre, donc !

(image : CEMR)

vendredi 21 mars 2008

Sylvie Cancelloni ouvre son blog d'élue municipale de Puteaux

2204409432_1abd5c4b15Elue le dimanche 16 mars 2008 sur la liste "Puteaux Ensemble", Sylvie Cancelloni, du Modem de Puteaux, va tenir son blog afin de rendre compte de son travail de conseillère municipale.

www.sylviecancelloni.net

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